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Vignette Lapse
©Claudine Eizykman/Cinédoc 2003

Oeuvres

Claudine Eizykman

Lapse

1976-81
01:15:00

Thèmes du film : Expérimental français années 70

Versions distribuées : Version 1 :
Copie film
16mm
01:15:00
couleur
silencieux
Tarif de location : Nous consulter
Disponible : Distribué(e)

> Collaborations +

Avec Nathalie Brunet, Florence Coblence, Patrick Delabre, Guy Fihman, Christian Lebrat

> Distributions +

Cinédoc Paris Films Coop

> Descriptif, commentaire +

"Avec V.W Vitesses Women, j'ai expérimenté la fragmentation inter-photogrammique, avec Lapse la fragmentation intra-photogrammique par l'incrustation de grains (onze tailles de grains) sur les cinq séquences qui composent le film - les techniciens de cinéma cherchent à éliminer le grain d'un film parce qu'il est tenu pour donner une moins bonne définition, on peut observer le contraire dans Lapse."
Claudine Eizykman, Programme Art Toung, Grenoble 9.2.94.

"Lapse : peut-être son plus beau film. Car ici, la trame (y compris au sens narratif - mais c'est une trame en morceaux, un eidos de trame) est simple : quelques plans, généralement liés, fondus l'un à l'autre par la surimpression ou l'incrustation du plan précédent, rétréci, dans le plan suivant. Quelqu'un téléphone d'une cabine publique, dans la rue. Un personnage courant (le même), (pour)suivi par deux autres. Une jeune femme s'écroulant lentement, abandonnant en tombant sa robe, gisant alors nue sur le sol... Et avec ce matériau, infiniment repris (dans des ordres divers, semble-t-il) comme une séquence de film structurel (mais qui n'en n'est plus un, car l'essentiel est ailleurs que dans la structure), la cinéaste fait des merveilles. Elle joue des couleurs, certes -en positif ou en négatif- de façon convaincante (on a longtemps dans l'oeil, dans le plaisir de l'oeil, certains bleus nuit du début et le sanglant mauve d'une écharpe en négatif ou la pâleur forte, nimbée de jaune ou de vert, du corps de la "tuée"). Mais surtout - qui donne son ciment, sa pulsation au film -, elle recouvre (de plus en plus, semble-t-il, à mesure qu'on approche de la fin) son image d'une cristallisation de points et ce pailletage, ce poudroiement cotonneux, ce flocage de Nekes dans Amalgam), donne, en même temps qu'une concrétude supplémentaire à l'image, des arrangements colorés plus miroitants."
Dominique Noguez dans 30 ans de cinéma expérimental en France 1950-1980, Arcef, Paris, 1982.