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Film-Montagen © Paul Maenz / VG Bild-Kunst, Bonn

Oeuvres

Peter Roehr

Film-Montagen I, II, III

1965
00:22:00

Thèmes du film : structurel-minimal

Versions distribuées : Version 1 :
Copie film
16mm
00:22:00
noir et blanc
sonore optique
Tarif de location : Nous consulter
Disponible : Distribué(e)

Ce film est également disponible en tarif groupé
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> Distributions +

Cinédoc Paris Films Coop

> Descriptif, commentaire +

"Chacun des 22 Montages de film de Peter Roehr consiste en la répétition d'un nombre déterminé de prises de vues ou de séquences identiques. Ces fragments de film, d'une longueur de 1 1/2 à 8 secondes, ont été extraits de films publicitaires américains (pour le shampoing BRECK et pour des produits GULF), de films policiers et de documents spectaculaires. Les Montages de film furent à l'origine répartis sur trois bobines, les Montages de bobine I et III étant sonores, ceux de bobine II silencieux. Chaque Montage individuel est précédé d'un carton-titre composé d'un mot clef (Tunnel, Néon, Explosion…) suivi du nombre de répétitions choisies (de 6 à 15).

Les points de coupe (de l'image et du son) sont précisément déterminés en fonction de leur succession au montage. Le début et la fin d'un élément se lient différement en chaque cas selon le flux interne de cet élément. Une continuité au-delà de l'élément individuel s'établit, un mouvement qui circule dans l'ensemble, de manière distincte dans chaque Montage. La bande-son a été directement coupée avec l'image, ce qui donne, à la projection, un décalage du point de montage sonore. Les coupes des éléments sont effectuées avec précision dans le mouvement même afin de transférer sans heurt leur énergie à la répétition suivante. Par leur simplicité graphique les motifs choisis soutiennent cette continuité des enchaînements. Ce sont des voitures et des phares qui passent , des slogans ou logos centrés dans l'image, des coiffures tournoyantes, de l'eau qui s'écoule dans un lavabo. Des effets spéciaux tels qu'une voiture explosant ou un camion en chute révèlent leur artificialité au fil des répétitions.
Le nombre des répétitions est précis et ne dépasse pas une certaine limite . Cette limite est ressentie et définie de manière souple par l'auteur de façon à maintenir la tension d'une rencontre immédiate avec l'image en mouvement. Une exploration visuelle du matériel peut se développer sans toujours pouvoir s'achever dans la limite des répétitions imparties. Les Montages se terminent, nous laissant les pures sensations de leurs images et sons."
Hannes Schupbach. (adapté en français par Dominique Willoughby.).