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Gianfranco Baruchello©Baruchello/Cinédoc 2017

Oeuvres

Gianfranco Baruchello

Perforce

1968
00:16:20

Thèmes du film : Ciné journal, diary

Versions distribuées : Version 1 :
Copie film
16mm
00:16:20
couleur
sonore optique
Tarif de location : Nous consulter
Disponible : Distribué(e)

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Cinédoc Paris Films Coop

> Descriptif, commentaire +

"Perforce présente selon Gianfranco Baruchello et dans le contexte de 1968 des "virtuels de désolation"
Claudine Eizykman, Les Rendez-vous du Cinéma Expérimental, Février 2000

Dans "Perforce" (comme déjà dans une certaine mesure pour "Obligé de disparaître" ) prévaut cette idée qu'aux Etats Unis on appelle "ritual of desolation". C'est pareil pour "Normes pour les Holocaustes" un autre film très court de l'année suivante. L'art, en d'autres termes, est resté la seule activité qui poursuit partiellement, et à titre délicieusement individuel, la commémoration anthropologique du sacrifice. A quoi se réfèrent maintenant, bien que de façon inconsciente, certaines activités dites conceptuelles, spécialement celles qui sont liées à l'utilisation du corps. "Perforce" a eté une parabole qui en 1968 a précédé et accompagné certains rituels, qui ont depuis ponctuellement parcouru une trajectoire faite de comportements et d'énonciations qu'on ne peut pas liquider comme certains par un refus facile ou bien par une exploitation "mondaine". La tentative d'un conte "chinois" qui suit avec des gestes (très précis et parallèles, mais dans le domaine du prélogique) un son, où le sigle de radio Hanoi sert de préface à des enregistrements de chants d'enfants interrompus - pour toujours - par un bombardement de napalm. Un conte de fée sans happy end qui réaffirme le droit de raconter, de contribuer au mythe du sentiment, à l'utilisation des émotions dans les interstices de l'idéologie, en rapport aux luttes d'un peuple qui a envoyé du Vietnam des signaux qui ont bouleversé le vieil ordre capitaliste du monde occidental. "Perforce" est un film naïf né en 68, qui en caractérise les intentions et nous rappelle des choses qu'on voudrait voir se répéter demain."
Cine Qua Non, ed. Vallecchi, 1979 (traduction Gabriele Buti)