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Oeil


Homme qui porte un fagot


Portrait homme
© R.Cahen / Cinédoc 2003

Oeuvres

Robert Cahen

7 Visions Fugitives

1995
00:32:00

Thèmes du film : Paysage, Art vidéo

Versions distribuées : Version 1 :
Master vidéo
DVD
00:32:00
couleur
sonore
Tarif de location : Nous consulter
Disponible : Distribué(e)

Ce film est également disponible en tarif groupé

> Collaborations +

Production: Les Films du tambour de Soie
Conception sonore: Michel Chion
Montage, trucages: Bernard Bats
Assistant traducteur: Hu Bin
Montage son, mixage: Pierre Emmanuel Poizat
Direction de production: Yasmina Demoly
En collaboration avec le CICV, Centre de Recherche Pierre Schoeffer
Avec la participation de Arte, CNC, DAP, PROCIREP, Ministère des Affaires Etrangères, Agence Culturelle d'Alsace, Centre Culturel de Pékin

> Distributions +

Cinédoc Paris Films Coop

> Descriptif, commentaire +

"C'est dans l'idée du passage où, pour moi, quelque chose de l'ordre de l'essentiel se noue, que s'écriront en images, sept courts poèmes, visions fugitives d'une Chine entr'aperçue, entrevue, entre entendue, toujours en mouvement."
Robert Cahen

Dans les documentaires et les fictions, l'individu anonyme est associé souvent, par convention, au collectif et à l'interchangeable, et la Chine a été par excellence le pays représenté de manière stéréotypée comme une fourmilière, une masse indifférenciée. Robert Cahen, qui a toujours eu un oeil spécial pour voir et nous faire voir, dans ses nombreux voyages de par le monde, l'anonyme singulier de rencontre, nous sort ici de cette imagerie, ainsi que des états d'âme de l'Occidental moderne dont l'ego se rétracte et se gonfle à la fois au spectacle du monde, d'un vaste peuple auquel il n'appartient pas.
Prenons la sixième "vision" où de nombreux regards, dont chacun n'est jamais semblable à celui d'aucun autre, croisent fugitivement celui de sa caméra, ou bien l'étonnante séquence où des promeneurs dans un parc, chacun pour soi, émettent une véritable symphonie de vocalises, de cris et d'essais de voix: Robert Cahen nous fait voir la singularité comme autre chose que ce qu'elle est dans l'imaginaire occidental moderne, c'est à dire juste une différence. Et l'on aime regarder, dans ses images, l'anonyme singulier non-différent qui peuple le monde et l'habite, telle femme qui tourne sur elle-même et s'écroule, tel homme qui se promène et marche dans les arbres."
"L'Anonyme Singulier", Michel Chion.