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alors naît la poésie et advient la peinture
corps flottants©Rbert Cahen / Cinédoc PFC 2006

il n'y a qu'une cloche mais le son est multiple
corps flottants©Rbert Cahen / Cinédoc PFC 2006

corps homme dans l'eau
corps flottants©Rbert Cahen / Cinédoc PFC 2006

Oeuvres

Robert Cahen

Corps flottants

1997
00:12:55

Thèmes du film : Paysage, Art vidéo

Versions distribuées : Version 1 :
Master vidéo
DVD
00:13:00
couleur
sonore
Tarif de location : Nous consulter
Disponible : Distribué(e)

Ce film est également disponible en tarif groupé

> Collaborations +

Production: Arte/ Robert Cahen/ CICV Pierre Schaeffer/ Alexandre Cornu/Les Films du Tambour de Soie/ Agence Culturelle d'Alsace/Ministère des affaires étrangères
Création sonore: Michel Chion
Image: Daniel Schlosser, Robert Cahen
Avec: Mayumi Toda, Kunio Mishima
Montage, effets spéciaux: Christian Cuilleron
Mixage: Pierre-Emamanuel Poizat
Direction de prod: Yasmina Demoly

> Distributions +

Cinédoc Paris Films Coop

> Descriptif, commentaire +

"Un Japon arrêté dans le temps - des hommes et des femmes attachés à leur terre et la travaillant - des corps flottants dans l'eau d'une source thermale...
C'est par le regard et le personnage d'un peintre (inspiré du roman de Sôseki, Oreiller d'herbes, dont les citations forment le "commentaire" libre de ces images), que nous faisons ce voyage, en quête d'une sérénité provisoire.
Le voyage de celui qu'il est partout "difficile de vivre" (Sôseki), et qui cherche dans la réalité matière à faire des tableaux, afin que pour lui, par l'acte de peindre, "il n'y ait plus de souffrance".
Robert Cahen

"Lorsque le mal de vivre s'accroît, l'envie vous prend de vous installer dans un endroit paisible. Dès que vous avez compris qu'il est partout difficile de vivre, alors naît la poésie et advient la peinture.
Quand je viens admirer dans les montagnes les paysages naturels, tout est plaisant à voir et à écouter, sans causer le moindre mal. Pourquoi cette absence de souffrance ?
Parce que je contemple ce paysage comme un tableau, que je lis comme un poème.
Les choses varient selon l'attention qu'on leur porte. Léonard de Vinci disait: "Ecoute le son de cette cloche, il n'y a qu'une cloche, mais le son est multiple. Un homme ou une femme peuvent être vus de diverses façons en fonction du regard qu'on pose sur eux". De toute façon, je suis parti en voyage à la recherche de la sérénité.
J'ai l'impression qu'on fredonne une chanson. Est-ce une chanson sortie de mon rêve qui a pénétré dans ce monde? Est-ce une voix d'ici-bas qui s'est distraitement égarée dans les pays des rêves lointains ?
Alors je me suis réveillé. Je me suis dit que j'avais fait un rêve où se mélangeaient raffinement et trivialité.

S'il pleut, tu te mouilleras
S'il givre, tu auras froid
Sous terre, il doit faire sombre
Si tu flottes, sur les vagues
Si tu plonges, sous les vagues
Si c'est l'eau du printemps, tu ne souffriras pas.

Je me récitais ce poème, en flottant distraitement et j'entendis alors, venu d'on ne sait où, le son du Shamisen."
Texte adapté de Sôseki, "Oreiller d'Herbes".